domingo, 23 de marzo de 2014

SOUVENIRS DE CINÉMA: DANIÈLE PIETTE. BRUXELLES. BELGIQUE



SOUVENIRS DE CINÉMA

Danièle Piette
 Bruxelles - Brussel
(Belgique - België)




MA COLLABORATION AU « CUIRASSÉ CINÉPHILE »





 Mon expérience du cinéma date de l'époque d'avant la télévision.

Il y avait alors énormément de petites salles de quartieron y allait à pied; il ne fallait pas aller au centre ville et les grands complexes multi-salles n'existaient pas.



                Cinéma "Agora" - Rue Marché aux Herbes - Bruxelles






                           Cinéma "L'American". Rue du Pont Neuf. Bruxelles
Film: "Ah!, les belles Bacchantes" (1954). Jean Louvignac.
Avec Louis de Funès et Robert Dhéry





 Cela ne coûtait pas cher, c'était accessible à tout le monde (c'était plutôt la distraction des pauvres)
Et de plus on avait droit à deux films long métrages coupés par un entracte; les séances étaient permanentes: on entrait quand on voulait, on prenait le film en marche et à la fin on pouvait rester pour voir le début!




Cinéma "Cineac Centre" Boulevard Anspach. Bruxelles



Programme des salles. Cinéma "Cineac Centre" Boulevard Anspach. Bruxelles
Film: "En cas de malheur" (1958). Claude Autant-Lara;
Cinéma "Cineac Nord" Boulevard Adolphe Max. Bruxelles
Film: "Montparnasse 19" (1958). Jacques Becker.





Cinéma "Eldorado". Place de BrouckèreBruxelles
Film: "Le retour des sept" ("The return of the Seven") (1966). Burt Kennedy.
Avec Yul Brynner 




Cinéma "Eldorado". Place de BrouckèreBruxelles
               



 Il y avait de l'ambiance dans la salle : les gens réagissaient; on n'entendait pas comme aujourd'hui des 'chut...'.
La qualité de l'image et de la projection importait moins que l'histoire et les vedettes.



Cinéma "Pathé MarivauxBoulevard Adolphe Max. Bruxelles





 Petite fille, j'avais la chance, quand j'allais chez ma grand mère, d'avoir une salle de cinéma juste en face: il n'y avait qu'à traverser la rue.


 Je ne me souviens pas vraiment de tous les films que j'y ai vus.
Mon plus beau et plus ancien souvenir fut le film «Ben Hur» (enfants non admis) que j'ai été voir avec mon papa alors que je n'avais pas encore l'âge autorisé (à quelques mois près) mais j'ai pu entrer car mon père a dit qu'il jugeait que j'étais capable de voir ce film et lui tenait beaucoup à ce que je le voie. L'autorité parentale a joué en ma faveur: c'est comme ma petite madeleine de Proustaujourd'hui,dès qu'il repasse à la télévision je le regarde et même si je connais l'histoire par coeur, j'attends chaque scène importante avec fébrilité.



                              Affiche belge du film "Ben-Hur" de William Wyler (1959)




                          Charlton Heston dans "Ben-Hur" de William Wyler (1959)




 Je n'arrive pas à décrire les conséquences de l'influence du cinéma en Belgique mais les Belges ont toujours aimé le cinéma; le cinéma belge est connu aujourd'hui au niveau international (beaucoup de films reçoivent des prix qu'ils soient en français ou en néerlandais et nos acteurs travaillent beaucoup à l'étranger où ils sont très appréciés – heureusement car le pays est petit)

 Depuis trois ans,comme les Oscars aux Etats Unis ou les Césars en France,nous avons nos récompenses belges les Magritte.
Mais cela est possible car le secteur est soutenu financièrement par les politiciens.





Les Prix "Magritte" du Cinéma Belge




 Une petite remarque pour conclureau tout début de la télévision, comme seulement quelques personnes pouvaient se permettre d'acheter un poste, il n'était pas rare que les voisins soient invités à venir regarder les émissions phares; ainsi le lien social était sauvegardé.
Quand les prix ont baissé,chacun a eu son téléviseur et chacun est resté chez soi.




                      Teleclub: un lien social. Espagne, années soixante: les voisins tous ensemble 






 Profitez bien de votre prochain film.



Danièle Piette
Bruxelles


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