martes, 18 de febrero de 2014

SOUVENIRS DE CINÉMA 5: Laurent Lyannaz



Souvenirs de cinéma

Laurent LYANNAZ  (51 ans)
  Grenoble 
(France)



17 février 2014






 Mon premier souvenir de cinéma remonte en 1968.

 À cette époque nous n’avions pas encore la télévision à la maison, elle est arrivée en 1969 juste après les jeux olympiques d’hiver de Grenoble.

 La sortie cinéma restait donc une attraction formidable pour toute la famille, cela permettait de nous rassembler mes grands-parents, mes parents, ma sœur, mon frère et moi bien évidemment.






Cinéma "La NEF". Boulevard Edouard Rey. Grenoble



                                                           Cinéma "REX". Rue Saint-Jacques. Grenoble





 Nous avions dans notre commune (Fontaine, proche banlieue de Grenoble) un cinéma de quartier qui s’appelait le « VOG » et qui avait la particularité de disposer d’une grande salle et d’une petite cour intérieure qui permettait les rassemblements pendant les entractes et les discussions d’après le film.


 Il s’agissait d’un cinéma municipal qui pratiquait des tarifs dérisoires (très bas).

 L’objectif recherchait à l’époque n’était pas tant la rentabilité, mais plutôt de donner aux plus grands nombres la possibilité de partager un moment de convivialité, d’avoir accès à la culture cinématographique et de pouvoir s’évader quelques heures de son quotidien afin d’éveiller l’imaginaire.






                                   Cinéma "MÉLIÈS". Allée Henri Frenay. Grenoble






 Un cinéma à caractère sociale afin de rassembler les différentes communautés, françaises, maghrébines, italiennes et toutes les classes sociales qui étaient présentes sur Grenoble.

Le cinéma avait une capacité de 300 personnes, avec un parterre et un balcon.

Les fauteuils de velours étaient, de mémoire, assez confortables, en tout cas je n’ai pas de mauvais souvenir d’être resté assis dans de mauvaises conditions.





                  Cinéma "PATHÉ ECHIROLLES". Rue Albert Londres. Grenoble






 La séance débutée vers 20h, elle était découpée en trois parties : un dessin animé ou une série de plusieurs dessins animés afin de distraire les plus petits en première partie (30min), puis l’entracte (20min)qui permettait de consommer sa glace, son soda ou autres sucreries, en extérieur l’été et dans le hall d’entrée en hiver ou par mauvais temps.

 On retrouvait ses camarades de classe, ses amis ce qui permettait aussi de passer de bons moments pendant que les parents discutés.

 Et ensuite arrivait le « GRAND FILM »…..


Me concernant, il s’agissait d’un film d’Henri Verneuil réalisé en 1959, « La vache et le prisonnier » avec comme acteur principal Fernandel…..et la vache donc….




"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil




 En résumé, l’action se passe en 1943, Charles Bailly (Fernandel), un Français prisonnier de guerre en Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale, décide de s'évader de la ferme où il est employé. 


"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil



"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil



 Sa ruse, grossière et folle en apparence, consiste à traverser le pays, la vache Marguerite en laisse et un seau de lait dans l'autre main. Après s'être séparé de l'animal, non sans lui avoir promis de ne plus jamais « manger de veau », il se dissimule sous un train pour franchir la frontière germano-française.


 Alors qu'il se retrouve à la gare de Lunéville, il prend la fuite devant deux policiers français, et saute dans un train en partance pour... l'Allemagne!! Ce n'est que deux ans plus tard que cet héroïque anti-héros reviendra de captivité « comme tout le monde ». Il s’agit d’une histoire véridique…. !!


C’était un film en noir et blanc et je me rappelle de scènes assez drôles avec la vache…..j’étais subjugué par la taille de l’écran et je vivais le film comme si j’en étais un des acteurs…



"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil



"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil



"La vache et le prisonnier" (1959). Henri Verneuil



 L’ambiance était plutôt bon enfant et cela permettait aussi de mélanger toutes les générations de 7 à 77 ans….


 On se retrouvait ensuite dans la cour intérieure pour boire une boisson, discuter du film et ensuite on rentrait sagement à la maison à pied….


 J’en garde un souvenir très présent et très agréable, l’idée de partager des activités culturelles avec d’autres personnes me changeaient de mon univers «parental» très hermétique… un petit espace de liberté en somme !!





Grenoble (France)



 Sans doute pour cela que je regarde encore le cinéma aujourd’hui comme un moyen d’évasion et un moyen de se poser les bonnes questions…





Cinéphile je demeurerai... all my life !!



Laurent Lyannaz


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